How to sell art

Le risque d'échec

Traduit depuis English

Je ne suis pas sûr qu'il soit possible d'échouer à moins que vous ne preniez des risques, et lorsque vous prenez un risque, vous pourriez échouer. Mais cela ne devrait pas vous dissuader puisque nous n'apprenons que de l'échec. Je suis entrepreneur. Je le suis depuis la majeure partie de ma vie. Mon frère aussi. Notre père était fonctionnaire civil de carrière en Angleterre, et il est monté à un poste très élevé, mais il n'était pas un adepte du risque, contrairement à mon frère et à moi. Papa voulait que nous rejoignions la fonction publique pour sa sécurité et une pension à la fin. Il a été un peu le cœur brisé lorsque nous lui avons dit, sans équivoque, que ce n'était pas pour nous.

Il a éclaté en larmes lorsque je lui ai dit que je gagnais ma vie en tant que joueur de poker professionnel, mais après que j'ai sorti un paquet de cartes et expliqué les mathématiques et la psychologie qui s'y appliquent, il a compris. Sa première réaction était que c'était du jeu, et c'est le cas, mais chaque risque que vous prenez est calculé. Vous n'allez pas gagner tous les jours, mais tant que vous gagnez de l'argent sur le long terme, c'est tout ce qui compte.

Une autre leçon à retenir est que pour être entrepreneur, il faut être un preneur de risques, prêt à tout risquer. Tom Hopkins, le formateur de vente mondialement célèbre, a raconté une histoire merveilleuse à propos de l'un de ses amis, un très riche multimillionnaire qui a fait faillite du jour au lendemain. Tom lui a demandé ce qu'il pouvait faire pour aider, et son ami a dit : « J'ai besoin d'une nouvelle voiture, Tom. Vas-tu la cosigner pour moi ? » Tom a dit oui, et quelques heures plus tard, il avait cosigné pour une Rolls-Royce flambant neuve. En quelques mois, son ami était de nouveau au sommet. Cette histoire résume tout.

Être artiste est une profession risquée. Êtes-vous suffisamment bon ? Pouvez-vous en tirer suffisamment d'argent pour en vivre, ou est-ce un passe-temps qui ne paie pas les factures ? Pouvez-vous faire face à la déception lorsque personne ne veut acheter ce que vous avez créé ? Pouvez-vous faire face au risque ? Comment gérerez-vous l'échec ? Disposez-vous d'un réseau de soutien ?

#artsales

P.S. J'ai écrit une chanson sur ma vie en tant que 'Travelling Man'. Si cela vous intéresse :

7

13 commentaires

Trier par :
Traduit depuis English

J'adorais Tom Hopkins, notre gourou des ventes dans les années 80, je crois ! J'ai été entrepreneur pendant la majeure partie de ma vie. Il faut être auto-motivé. Et ne pas se culpabiliser. J'ai surtout été bon dans le premier, pas très bon dans le second. Jusqu'à présent. J'adore le travail qui sort de moi, à l'âge tendre de 70 ans ! J'ai étudié le feng shui ainsi que de très nombreuses autres choses et je prospère, je me sens confiant et j'augmente mes prix. Mes abstraits en techniques mixtes ne sont pas pour tout le monde et c'est OKAY ! Ils se vendent. C'est une bonne chose, et je continue à trouver ma voix.

1
Michael RochardeMay 22, 2026
Traduit depuis English

@Gayle Rich-Boxman Absolument. Merci d'avoir commenté. D'ailleurs, j'adore ton travail.

1
Traduit depuis English

Michael, eh bien, c'est merveilleux à lire ! Comme disait ma grand-mère : « Je suis discrètement fière ». Surtout avec ton incroyable parcours !

0
guilhemMay 21, 2026

"Les bateaux sont à l'abri dans les ports. Mais y rester n'est pas leur vocation."

1
Michael RochardeMay 21, 2026
Traduit depuis English

@guilhem Ils ne sont pas non plus en sécurité si un tsunami survient.

0
Courtney LangmoreMay 21, 2026
Traduit depuis English

L'image de toi sortant un paquet de cartes pour expliquer les maths du poker à ton père fonctionnaire m'a vraiment fait rire à voix haute. Ce moment révèle quelque chose de réel sur ce qu'il faut pour miser sur soi-même. Chaque artiste ici a eu une version de cette conversation.

0
Michael RochardeMay 21, 2026
Traduit depuis English

@Courtney Langmore Ravi d'avoir pu te faire rire. Merci.

0
Molly Renner May 21, 2026
Traduit depuis English

Bonne chanson, belle voix ! J'étais chanteur professionnel dans ma jeunesse, donc je devrais savoir.

0
Michael RochardeMay 21, 2026
Traduit depuis English

@Molly Renner Les paroles sont les miennes, mais la musique et les voix ont été créées par Songer. Je ne peux pas jouer d'un instrument, et ma voix ne sonne pas très différemment de celle d'une grenouille morte. Mais j'écris beaucoup de chansons (https://rochardecreative.com/jukebox)

0
Molly Renner May 21, 2026
Traduit depuis English

Merci d'être honnête. Les paroles sont bonnes, mais pour être honnête, elles pourraient gagner à être légèrement raccourcies. C'est uniquement si vous êtes intéressé par sa vente. À mon avis, elles sont trop longues. Tous les mots sont bons. Il serait difficile de décider où les couper. J'espère que cette critique ne vous dérange pas.

0
Michael RochardeMay 21, 2026
Traduit depuis English

@Molly Renner Je suis sûr que ça pourrait, mais je n'écris que pour le plaisir, pas pour le profit.

1
Caliban RAMIREZMay 21, 2026

La démarche créative implique une adhésion inconditionnelle à une forme de responsabilité intrinsèque, distincte de l'acception éthique ou déontologique usuelle. Il s'agit plutôt d'une responsabilité ontologique, celle d'une présence pleine et entière dans l'acte de faire. Chaque intervention, chaque choix opératoire, projette instantanément une configuration potentielle du monde, conférant à l'action une immanence singulière. Dans ce contexte, l'idée d'une distance critique ou d'une perspective externe, permettant une observation détachée ou une expérimentation préalable, s'avère caduque. L'acteur de la création ne se positionne pas en observateur extérieur d'un phénomène à évaluer ; il s'immerge résolument dans un processus où la réalité en cours de façonnage se révèle simultanément comme une entité qu'il engendre et qu'il appréhende. Cette co-production et co-découverte caractérisent l'essence même de l'engagement créatif, où l'intention et la manifestation sont inextricablement liées, sans possibilité de recul sécurisant ou de neutralité épistémique. L'œuvre n'est pas un produit post-réflexif, mais une émergence activement vécue, engageant la totalité de l'être dans sa manifestation.

Compte tenu de cette dynamique, l'emploi du terme "échec" au sein du processus créatif apparaît sémantiquement incongru. Ce qui est communément désigné comme tel représente souvent une divergence imprévue, une bifurcation inattendue par rapport à une trajectoire ou une cohérence initialement envisagée, voire une opposition intrinsèque de la matière ou des contraintes du médium. Loin d'être un obstacle à la finalisation de l'œuvre, cette résistance fondamentale constitue un catalyseur essentiel de sa vitalité et de son authenticité. En effet, c'est par le dialogue constant avec ces forces contraignantes que l'œuvre acquiert sa spécificité et sa profondeur. L'absence de telles frictions mènerait inévitablement à une production stérile, caractérisée par la simple reproduction de schémas préexistants, la simulation dénuée de substance, ou la mise en place d'un décor purement superficiel, dépourvu de résonance véritable. La confrontation avec l'inattendu et l'intractable est ce qui confère à la création sa capacité à générer du neuf et de l'organique, transcendant la simple exécution pour atteindre une forme d'émergence vivante et complexe qui défie toute prédictibilité.

L'œuvre d'art, dans cette perspective, se manifeste comme une énigme dynamique et persistante, se distinguant radicalement d'un problème d'ingénierie ou d'une équation à solution unique. Elle ne se prête pas à une résolution méthodique ou à une déconstruction analytique complète, exigeant plutôt l'instauration d'une relation interactive et réflexive de la part de celui qui la perçoit ou l'interprète. Cette forme d'engagement relationnel évoque une dimension quasi-sacrée, non pas au sens des dogmes religieux ou des institutions confessionnelles, mais dans l'acception d'un espace où l'expérience vécue ne peut être intégralement subsumée par une finalité utilitaire, une fonctionnalité instrumentale, ou une classification professionnelle rigide. Il s'y dégage une surabondance, un excédent de sens et de présence qui résiste à toute tentative de rationalisation exhaustive ou de quantification économique. Cette part irréductible, ce "donné" qui dépasse la simple calculabilité, confère à l'œuvre sa capacité à nous interpeller au-delà de sa valeur d'usage ou de son efficacité pratique, inscrivant son existence dans une sphère où la signification et l'expérience priment sur la logique du rendement ou de la productivité. Elle invite à une contemplation qui transcende le pragmatisme et le fonctionnalisme, ouvrant sur une dimension d'altérité.

Cette essence intrinsèque de la création justifie pourquoi elle ne peut être intégralement circonscrite par la notion de "métier" ou de "profession" au sens conventionnel. Un métier implique généralement un ensemble de résultats prévisibles, l'application de procédures établies et la démonstration d'une maîtrise technique éprouvée, le tout s'inscrivant dans un cadre de compétences et d'attentes définies. La création, en revanche, se caractérise par une disposition fondamentale à embrasser l'inconnu, à s'aventurer au-delà des territoires cartographiés, même lorsque cette exploration engendre une remise en question profonde des cadres de référence établis et des certitudes acquises. Elle mobilise l'individu dans sa globalité, engageant non seulement l'intellect mais aussi le corps dans une expérience concrète et tangible. Cette immersion dans l'incertitude induit une prise de risque inhérente, où les marges de sécurité sont volontairement réduites, et où l'artiste peut parfois éprouver une forme de vertige existentiel face à l'immensité des possibles et à l'absence de balises préétablies. C'est dans cette confrontation avec le non-maîtrisable que réside sa puissance transformative, bien au-delà des exigences normatives d'une pratique professionnelle, s'apparentant davantage à une quête existentielle qu'à une simple application de savoir-faire.

L'analogie du jeu, tel qu'il se déploie avec des jetons sur un tapis, illustre de manière éloquente cette dynamique fondamentale : elle suppose une acceptation tacite que la normativité, ou l'ensemble des règles qui régissent l'activité, ne préexiste pas intégralement au processus ludique lui-même, mais se révèle et se constitue progressivement au fur et à mesure que le jeu se développe. L'artiste, dans cette métaphore, incarne la figure de celui qui maintient son engagement dans l'action, même face à une instabilité croissante ou une remise en question des conventions structurantes. C'est précisément au sein de cette zone d'incertitude et de fluidité normative que des manifestations essentielles sont susceptibles d'émerger. Il ne s'agit plus alors de juger le résultat à l'aune d'une dichotomie binaire de succès ou d'échec, ces catégories étant insuffisantes pour appréhender la complexité du phénomène. Il s'agit plutôt d'assister à l'apparition du sens en tant que processus dynamique et continu, une genèse active de signification qui se déploie dans l'instant présent et dont la valeur réside moins dans une finalité prédéfinie que dans sa propre actualisation. C'est dans ce laboratoire d'expérimentation constante que la création révèle sa véritable portée, échappant aux critères habituels d'évaluation. Et pour le reste.. C'est une vraie aventure. @Caliban RAMIREZ

0
Michael RochardeMay 21, 2026
Traduit depuis English

@Caliban RAMIREZ Avec tout le respect que je vous dois, vous passez complètement à côté du sens de ce post.

0