Arty ne sait pas comment vendre de l'art !
Arty voulait que je pratique en répondant aux questions des collectionneurs au sujet d'une de mes pièces. Voici les questions et les réponses qu'il a imaginées.
5 questions de collectionneurs auxquelles vous devriez être prêt(e)
1) « De quoi parle vraiment cette pièce ? »
Réponse pratique :
C’est à propos de l’alliance/dilemme entre l’ordre et l’espièglerie. Je commence par une forme mandala structurée, mais ensuite je laisse les créatures prendre le dessus un peu — du coup, la pièce devient cette conversation entre discipline et chaos ludique.
MA réponse serait : « Qu’est-ce que vous pensez que c’est à propos ? »
2) « Pourquoi revenez-vous sans cesse aux créatures et aux visages ? »
Réponse pratique :
Parce que les visages donnent de la personnalité au motif. J’aime que l’œuvre puisse être visuellement rythmée et se sentir vivante, comme si la géométrie avait été habitée par de petites créatures avec leur propre attitude.
MA réponse serait : « Est-ce que ça vous fait sourire ? »
3) « Y a-t-il du symbolisme ici, ou est-ce surtout décoratif ? »
Réponse pratique :
Je dirais que c’est les deux. L’œuvre est certainement destinée à être décorative et visuellement énergisante, mais le symbolisme réside dans l’équilibre : structure versus spontanéité, contrôle versus surprise, ordre contre un petit non-sens délicieux.
MA réponse serait : « Hum, question intéressante. Qu’en pensez-vous ? »
4) « Comment décidez-vous quand une pièce est terminée ? »
Réponse pratique :
C’est généralement à ce moment-là où tout ajout pourrait la faire passer de vivant à surchargée. Je recherche ce point où le motif semble achevé, mais où l’œil a encore de la place pour errer.
MA réponse serait : « Je ne sais vraiment pas. Y a-t-il des pièces qui, selon vous, ne paraissent pas terminées ? »
5) « Pourquoi quelqu’un devrait-il collectionner cette pièce ? »
Réponse pratique :
Parce qu’elle possède une forte identité visuelle et récompense les regards prolongés. Elle peut attirer quelqu’un depuis l’autre bout de la pièce, mais les détails continuent de se déployer à mesure que l’on s’en approche — et ce genre de présence en couches est ce qui fait qu’une pièce reste intéressante avec le temps.
MA réponse serait : « Où pensez-vous l’installer ? »
Quelques répliques de relance confiantes que vous pouvez utiliser
« Je veux que le spectateur remarque d’abord la structure, puis réalise lentement que la structure a été gentiment détournée »
« La précision est intentionnelle, mais la malice aussi. »
« J’aime créer des œuvres qui paraissent ludiques vues de loin et qui deviennent plus complexes au fur et à mesure que l’on vit avec elles. »
« Le but est de créer quelque chose qui donne envie de sourire, légèrement étrange, et qu’on ne peut s’empêcher de regarder. »
C’est intéressant, mais je ne répondrais pas à l’une ou l’autre des questions de la façon dont Arty le suggère. Qu’est-ce que vous remarquez dans mes réponses ?
Si vous avez répondu : « Il ne fait pas de déclarations; il pose des questions pour les amener à répondre à leurs propres questions », vous avez totalement raison. Et c’est tout l’enjeu. Plus vous faites parler et visualiser le prospect, plus vous vous rapprochez de conclure la vente.
Voici les enseignements. L’art doit parler de lui-même. L’objectif est de vendre, pas d’éduquer.
#artsales
Tes réponses sont celles qui fonctionneraient vraiment sur moi. Si un artiste demandait « où penses-tu le mettre ? », je l'imaginerais déjà sur mon mur. C'est tout le jeu, là.
@Bill Richards Merci, comme toujours.