Description
Les Quatre Cavaliers sont apparus d'un instinct paisible plutôt que d'une idée figée. Je voulais que l'œuvre dégage un sentiment de calme et de mystère, qu'elle existe quelque part entre souvenir et révélation. Les formes sombres sont devenues des ancres — retenues, solennelles et durables — tandis que la couleur derrière elles a apporté mouvement, profondeur et atmosphère. Ce qui m'intéresse le plus, c'est la tension entre la présence et l'incertitude, entre ce qui est vu et ce qui est seulement ressenti. L'œuvre n'avait jamais pour but de s'expliquer pleinement ; au contraire, je voulais qu'elle suggère quelque chose de plus insaisissable, de plus intime. Un endroit où l'émotion s'installe dans la forme, et où la forme commence à porter le poids du sentiment. Pour moi, c'est une réflexion silencieuse sur l'endurance, l'ombre et la beauté de ce qui demeure irrésolu.