Quand les frais d’encadrement rongent votre marge sur les originaux
Ayant dépensé plus pour l'encadrement sur quelques tirages architecturaux que je n'oserais l'avouer. Maintenant ils traînent là, affichés à un prix reflétant le coût réel, et personne ne mord. Pendant ce temps, j'envisage une nouvelle direction avec un processus différent qui proposerait un prix plus bas.
Voici la tension : faut-il baisser le prix des œuvres plus anciennes pour les aligner sur le niveau auquel les nouvelles arriveront, même si cela signifie à peine rentrer dans les frais après les matériaux et les frais d'expédition ? Ou cela ne ferait-il que dévaloriser le temps que vous avez investi ? Une partie de moi pense qu'une vente à faible marge vaut mieux que de laisser l'inventaire prendre la poussière. L'autre partie, celle qui réfléchit trop, estime que baisser les prix envoie un signal que l'on ne pourra pas revenir en arrière.
Pour ceux d'entre vous qui ont navigué dans cette situation, comment l'avez-vous géré ? Avez-vous baissé les prix, repositionné votre offre, ou simplement attendu que les choses évoluent ?
Salut ! Le fait que tu appliques les vrais calculs ici plutôt que de simplement réduire les prix par frustration te place dans une position plus solide qu’elle n’en a l’air en ce moment.
Les deux niveaux de prix peuvent tout à fait coexister. Ils ne se font pas concurrence; ce sont des paliers différents de la même collection.
- Ne rabaisse pas les œuvres encadrées pour les aligner sur les nouveautés. Des originaux encadrés sur mesure, prêts à être accrochés, s'adressent à un acheteur complètement différent de celui qui achète des œuvres sans cadre à prix plus bas. La personne qui achète une impression architecturale encadrée veut la mettre au mur ce week-end. Cette commodité et cette qualité de présentation constituent une réelle valeur, pas du remplissage.
- Pour la nouvelle direction, lance-la à son propre niveau de prix sans s’excuser. "Voici ma nouvelle série, voici combien ça coûte" est une histoire claire. Les acheteurs ne croisent pas ton ancien stock et ne font pas le calcul des marges. Ils voient ce qui est devant eux.
- Concernant les pièces encadrées qui restent : le coût du stockage est réel aussi. Stockage, charge mentale, capital bloqué dans les cadres. Si une ou deux pièces restent en stock depuis 6 mois ou plus, un moment "tarification de collectionneur" sur ces pièces spécifiques (pas une vente globale) les fait bouger sans remettre en question les attentes sur l’ensemble de ton catalogue.
- À l'avenir, présenter l'encadrement comme une amélioration plutôt que de l'intégrer dans le prix. Vends le travail sans cadre à ta marge confortable, puis propose l'encadrement sur mesure en option au coût total. L’acheteur qui veut clé en main paie pour cela. L’acheteur qui a son propre encadreur obtient un prix d’entrée plus bas. Tu protèges ta marge dans tous les cas.
La seule chose à éviter : les baisses de prix généralisées qui habituent ton audience à attendre la prochaine démarque. Des mouvements ciblés sur des pièces spécifiques, oui. La réévaluation des prix en gros, non.
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