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L'huile sur papier est un choix si audacieux. Le matériau lui‑même change tout quant à la façon dont la peinture se pose et se déplace.
Cent dix prix internationaux, et tu es encore en train de courir après quelque chose de suffisamment précis pour le définir comme une présence individuelle plutôt que comme la précision technique. Cet écart entre ce qui remporte des prix et ce qui compte vraiment pour toi en tant qu'artiste ne se comble jamais, n'est-ce pas ?
Exactement. Les récompenses sont gratifiantes, mais elles n'ont jamais été le but. L'exactitude technique n'est qu'une partie de ce que je recherche. Ce qui compte le plus pour moi, c'est la présence, l'émotion et la création de quelque chose qui me semble vraiment être le mien. Peut-être que cet écart ne se referme jamais complètement et peut-être que c'est ce qui pousse un artiste à aller de l'avant.
L'agitation est tout le moteur, n'est-ce pas ? Dès que vous pensez l'avoir saisie, elle se déplace.
Exactement. Il y a toujours quelque chose juste au-delà de la portée, et je pense que c’est ce qui maintient le travail vivant.
La peinture à l'huile sur papier est quelque chose que j'ai envie d'essayer depuis longtemps, mais je n'arrive jamais à m'y mettre. La surface doit te résister d'une manière complètement différente de celle de la toile, surtout avec la quantité de pigment que tu utilises pour ce genre de réalisme.
Oui, il se comporte très différemment du canvas, et c'est exactement ce que j'apprécie à ce sujet. Paper est bien moins indulgent, donc chaque décision compte d'autant plus. Ce défi est l'une des raisons pour lesquelles je reviens sans cesse vers lui.
Cette surface impitoyable donne l'impression d'enlever les gestes habituels, te force à t'engager avant même que la marque n'atterrisse. Je respecte cela.

Fantastique ! Une grande profondeur dans cette œuvre !